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MACBETH

Un film de Orson Welles

Macbeth, puissant général écossais et thane de Glamis, est de retour dans son pays après avoir livré une bataille victorieuse contre l’Irlande et la Norvège. En chemin, il croise la route de trois sorcières qui lui prédisent son avenir, celui de devenir thane de Cawdor puis roi d’Écosse. Peu de temps après, la première prédiction devient réalité et le général est nommé thane de Cawdor. Lorsque Lady Macbeth découvre quel futur glorieux l’attend, elle devient rapidement dévorée par l’ambition et pousse son mari à forcer le destin : les deux époux assassinent bientôt froidement le roi Duncan. Alors que la prophétie des sorcières se réalise, Macbeth et sa femme sombrent peu à peu dans la folie…

Drame - États-Unis - 1948 - 110 min - Noir et Blanc - 1.37:1

  • À propos

    En Blu-ray, DVD et coffret le 5 novembre 2014

    Sortie au cinéma le 10 septembre 2014 en version restaurée

     

    LE CÉLÈBRE DRAME SHAKESPEARIEN REVU

    PAR UN CINÉASTE MAJEUR DU XXE SIÈCLE

     

    « J’ai trouvé le film d’une grande puissance et d’un grand mystère, machiné selon des angles imprévus.(…) Welles se meut entre les tunnels barbares, la mine de charbon où les personnages se dévorent comme des fauves et l’élégance extraordinaire des lances de la fin pareilles à une plaie. Orson Welles est admirable dans le rôle de Macbeth. »

    Jean COCTEAU

     

    Macbeth est la première adaptation cinématographique shakespearienne du grand cinéaste américain Orson Welles, réalisée quelques mois après sa mise en scène à l’University Theater de Salt Lake City. Il fait appel à Republic Pictures, une société de production spécialisée dans la série B mais qui, de temps à autres, finance des projets plus ambitieux comme celui-ci. Le réalisateur a beau choisir les mêmes décors épurés qui figuraient dans sa pièce, son Macbeth trouve une nouvelle jeunesse au cinéma à travers ses choix ambitieux de mise en scène : l’utilisation de plans très longs, d’impressionnants mouvements de caméra verticaux – illustrant le sentiment d’oppression et de vertige ressenti par les protagonistes –, et des jeux de lumière éblouissants, avec son noir et blanc contrasté qui le rapproche du courant expressionniste. Welles réalise un film quasi métaphysique, à l’univers spatio-temporel flou, décrivant un monde archaïque divisé entre mysticisme païen et christianisme balbutiant, où le libre arbitre prime encore sur toute notion de morale. Les interprètes de Macbeth – en grande partie issus de la troupe du Mercury Theater –, déclament les vers shakespeariens avec l’accent écossais, lequel permettrait, selon Welles, de parfaire la diction des acteurs et d’apporter une touche de « sauvagerie » au texte. Conformément à son souhait, les dialogues sont largement préenregistrés – puis souvent postsynchronisés par la suite –, le tournage s’effectuant alors en playback. Sorti dans les salles américaines en 1948, le film revient sur les écrans deux ans plus tard dans un nouveau montage exigé par la production, réduisant l’oeuvre de vingt minutes.

    Quatre ans avant Othello, Orson Welles prouve qu’il est bien le meilleur adaptateur du tragédien britannique, retranscrivant avec génie la tragédie de cet homme tiraillé entre son humanité et sa soif de pouvoir divin. Son Macbeth est véritablement un chef-d’oeuvre du genre, à contempler enfin sur grand écran dans sa version intégrale et restaurée !

  • Crédits

    Réalisation : Orson WELLES
    Scénario : Orson WELLES, d’après la pièce de William SHAKESPEARE
    Avec : Orson WELLES, Jeanette NOLAN, Dan O’HERLIHY, Roddy MCDOWALL, Edgar BARRIER
    Musique : Jacques IBERT
    Directeur de la photographie : John L. RUSSELL
    Décors : Fred RITTER
    Montage : Louis LINDSAY
    Producteur : Orson WELLES

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