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RÉTROSPECTIVE ALAIN ROBBE-GRILLET

EN 4 FILMS

4 oeuvres fantasmatiques et sulfureuses réalisées par un maître de la littérature reconverti en cinéaste hors-norme !
Trans-Europ-Express, L’Homme qui ment, L’Éden et après, Glissements progressifs du plaisir

Drame - France - N&B / Couleurs

  • À propos

    Au cinéma le 6 novembre 2013

    « Cette forme labyrinthique que l’on retrouve dans tous mes livres, dans tous mes films, est une chose qui m’intéresse, que j’ai envie d’interroger. J’ai l’impression que tout ce que l’homme construit, à l’heure actuelle, ce sont des labyrinthes. (…) Comme mon propos est de parler de ce monde dans lequel je vis, les éléments qui me viennent directement sous la plume ou la caméra, ce sont évidemment ces murs qui nous enferment et nous écrasent : la peur, l’angoisse, le sadisme, etc. Oui, le labyrinthe m’apparaît comme un matériau qui demande à être parlé. »
    ALAIN ROBBE-GRILLET

    TRANS-EUROP-EXPRESS (1966)

    Gare du Nord. Trois personnes montent dans un Trans-Europ-Express à destination d’Anvers. Pendant le trajet, elles imaginent un film qui commence dans ce train. Un trafiquant subalterne surnommé Elias a pris en charge une valise à double fond qui doit lui permettre de rapporter de la cocaïne. Mais ce premier voyage est en réalité un coup d’essai, exécuté à blanc. L’organisation qui l’emploie veut le mettre à l’épreuve et savoir s’il est capable de maîtriser une obsession sexuelle singulière : Elias est en effet attiré par les scènes de violence, les filles attachées, les vêtements déchirés…

    L’HOMME QUI MENT (1968)

    Dans une région agitée par des guerres récentes, un homme que personne ne connaît arrive à pied. Il s’arrête dans une auberge, écoutant les conversations qui commentent une affaire locale : le retour attendu d’un certain Jean. L’étranger retrouve la demeure de ce héros mystérieux, une grande maison frappée d’abandon. Là vivent retranchées la soeur et la femme de Jean, ainsi que la servante, entourées de portraits du disparu. Charmeur, l’étranger se présente de façon séduisante, si bien qu’on l’écoute et qu’on finit par croire ce qu’il dit, même lorsque ses affirmations se contredisent…

    L’ÉDEN ET APRÈS (1970)

    Violette fait partie d’une bande d’étudiants qui a l’habitude de se réunir dans un café appelé L’Éden. Ils y imaginent des projets libres, inventant des saynètes de jeu et de fantaisie. Un soir arrive un certain Duchemin de dix ans leur aîné, qui se mêle avec passion aux jeux du groupe et en devient rapidement le metteur en scène. À la fermeture du café, Duchemin propose à Violette de le retrouver près d’une usine désaffectée. Lorsque la jeune fille s’y rend, elle découvre le corps sans vie de l’étranger…

    GLISSEMENTS PROGRESSIFS DU PLAISIR (1974)

    Une jeune fille est suspectée du meurtre de son amie, une femme plus âgée avec laquelle elle entretenait une relation pervertie. Placée dans une maison de redressement tenue par des religieuses, elle reçoit la visite d’un magistrat, d’un pasteur, ainsi que d’une jeune avocate qui ressemble étrangement à son amie défunte. Pourvue d’une imagination fertile, la jeune fille mélange ses rêveries d’enfant à une sensualité déjà très consciente, opérant sur les adultes qui l’approchent une modification sournoise de l’esprit comme de la chair…

  • Crédits