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Événement Ozu 120 ans - Au cinéma le 8 novembre en version restaurée 4K

Femmes et voyous

Hijôsen no onna

Un film de Yasujiro Ozu

UN GRAND FILM MUET ENTRE POLAR ET MÉLODRAME

La moderne Tokiko mène une double-vie : dactylographe le jour, elle traîne avec une bande de gangsters le soir. Le chef des malfrats s’appelle Joji, et il aime se montrer dans un club de boxe et dans les night-clubs où l’on joue du jazz. Un jour, Joji se fait aborder par le novice Hiroshi, qui aimerait rejoindre le clan. Affaire conclue. Ce n’est pas du goût de Kazuko, la soeur de l’étudiant, qui convoque le redoutable yakuza pour le sermonner. Il n’en faut pas plus pour que le gangster tombe amoureux d’elle, à la grande contrariété de Tokiko…

Drame, Policier-Suspense - Japon - 1933 - 121 min - N&B - 1.37:1 - VOSTF - DCP - Visa n° 84645

  • À propos

    Au cinéma en version restaurée 4K inédite dans le cadre de la rétrospective Ozu 120 ans !

    « Le Petit César, L’Ennemi public, Le Beau Joueur, Les Carrefours de la ville, Au seuil de l’enfer, Scarface : ils sont nombreux, au tout début des années 1930, les films de gangsters avec James Cagney ou Edward G. Robinson à trouver leur public dans le monde entier. Sur le même thème, Yasujiro Ozu apprécie particulièrement les œuvres muettes de Josef von Sternberg ou de William A. Wellman comme les célèbres Nuits de Chicago (1927) ou Tu ne tueras pas ! (1928). Fin février 1933, il revoit ce dernier (aujourd’hui réputé perdu), où la star Clara Bow essaye de remettre sur le droit chemin un malfrat dont elle est éprise. C’est de ce postulat qu’Ozu part pour Femmes et voyous, qui voit Kinuyo Tanaka (ici en contre-emploi) tenter de convaincre un ténébreux chef de gang de quitter le milieu. La mythologie du gangster va donner parmi les meilleurs films hollywoodiens de cette décennie, et Yasujiro Ozu le cinéphile y trouvera une source d’inspiration dès Va d’un pas léger. Cette réappropriation se teinte toutefois d’un véritable sentimentalisme, et le milieu de la pègre chez le cinéaste japonais est surtout le théâtre de tourments amoureux plutôt que de pétaradants règlements de compte en bandes organisées. »
    – Pascal-Alex Vincent

  • Crédits

    un film de Yasujiro OZU
    avec Kinuyo TANAKA, Joji OKA, Sumiko MIZUKUBO, Hideo MITSUI
    scénario Tadao IKEDA
    d’après une histoire de James MAKI
    directeur de la photographie Hideo SHIGEHARA
    montage Kazuo ISHIKAWA et Minoru KURIBAYASHI
    réalisé par Yasujiro OZU

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