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Prochainement au cinéma en version restaurée 4K

La Vengeance d’un acteur

Yukinojô henge

Un film de Kon Ichikawa

Yukinojo, célèbre acteur de kabuki, vient jouer à Edo avec sa troupe. Un soir, sur scène, il reconnaît dans le public les trois hommes qui ont provoqué la ruine et le suicide de ses parents : le magistrat Dobe et les commerçants Kawaguchiya et Hiromiya. À l’époque, il avait alors juré de les venger coûte que coûte. Yukinojo compte bien tenir sa promesse et va pour cela se servir de la fille de Dobe, Dame Namiji, tombée amoureuse de l’acteur…

Drame - Japon - 1963 - 109 min - couleurs - 2.35 - VOSTF - DCP - Visa n° 50 947

  • Crédits

    LA VENGEANCE D’UN ACTEUR
    Yukinojo Henge
    (1963, Japon, 109 mn, Couleurs, 2.35:1, VISA : 50 947, VOSTF)
    un film de Kon ICHIKAWA
    avec Kazuo HASEGAWA, Fujiko YAMAMOTO Ayato WAKAO, Eiji FUNAKOSHI
    directeur de la photographie Setsuo KOBAYASHI
    montage Shigeo NISHIDA
    décors Yoshinobu NISHIOKA
    costumes Yoshio UENO
    musique Yasushi AKUTAGAWA
    scénario Daisuke ITO et Teinosuke KINUGASA
    produit par Masaichi NAGATA
    un film réalisé par Kon ICHIKAWA

     

  • À propos

    « Un exercice de style brillant, plastiquement surprenant, qui célèbre le sommet de la carrière de son interprète, grande vedette du cinéma japonais : Kazuo Hasegawa. »    Hubert Niogret

    Sorti en 1963, La Vengeance d’un acteur est le remake d’un triptyque de films tournés dans les années 1930 par Keinosuke Kinugasa, futur lauréat du Grand Prix du Festival de Cannes 1954 avec La Porte de l’enfer, et dont la vedette était déjà le grand acteur Kazuo Hasegawa. C’est pour célébrer le talent de son interprète que les studios Daiei ont fait appel au cinéaste Kon Ichikawa, réalisateur de La Harpe de Birmanie en 1956. De ce récit tragique de vengeance, il tire une œuvre visuellement surprenante qui met en avant la beauté des décors, des costumes et de la mise en scène.

    Tout le génie de Kon Ichikawa consiste à jouer sur le mélange des genres, entre théâtre kabuki du passé et cinéma japonais du présent : les chants et mélodies traditionnels se mêlent au jazz, l’utilisation du format Scope épouse parfaitement la scène d’un théâtre tout en appelant aux expérimentations plastiques et chorégraphiques.

    À l’image de son héros onnagata, qui incarne un rôle de femme aussi bien sur scène que dans la sphère privée, Kon Ichikawa brise avec La Vengeance d’un acteur la frontière entre le théâtre et la réalité. Présenté dans sa splendide restauration 4K, son film est une époustouflante réflexion sur la manière dont l’art infuse la vie.

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