Nouvelle restauration 4K
Kwaïdan
Un film de Masaki Kobayashi
Quatre histoires de fantômes issues du folklore japonais.
Les cheveux noirs : Un samouraï choisit d’abandonner sa femme pour fuir la pauvreté et épouse la fille d’un riche gouverneur. Hanté par le souvenir de son premier amour, il finit par retourner sur ses pas…
La femme des neiges : Pris dans une tempête de neige, deux bûcherons trouvent refuge dans une cabane. Le plus jeune voit son compagnon mourir sous le souffle glacial d’une mystérieuse femme, qui fait promettre au survivant de ne jamais révéler cette histoire à quiconque…
Histoire de Hoichi sans oreilles : Un jeune aveugle du nom de Hoichi est recueilli par des moines près de la baie de Dan-no-ura, lieu de théâtre d’une sanglante bataille qui opposa jadis les clans Heike et Genji. Par son chant, Hoichi va réveiller les fantômes des vaincus…
Un bol de thé : Un samouraï voit apparaître le visage d’un homme au fond de son bol de thé. Il chasse cette vision en l’avalant d’un trait. Bientôt, l’homme fait son apparition en chair et en os…
Drame, Fantastique - Japon - 1964 - 183 min - Couleurs - 2.35:1 - VOSTF - Visa n° 30799
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À propos
Cinéaste japonais parmi les plus exigeants de sa génération, Masaki Kobayashi est l’auteur d’une œuvre à la conscience politique et morale implacable. De la trilogie pacifiste La Condition de l’homme au film de samouraï métaphysique Harakiri, il n’a cessé d’interroger les structures d’oppression sociales, militaires ou spirituelles pesant sur l’individu. En 1964, Kwaïdan marque un tournant majeur dans sa filmographie : délaissant la confrontation directe avec l’Histoire, Masaki Kobayashi plonge ici avec maestria dans les troublantes régions de l’invisible, en adaptant quatre contes fantastiques tirés du recueil éponyme de Lafcadio Hearn. D’une splendeur visuelle inouïe, l’esthétique de Kwaïdan tient en grande partie au travail du chef opérateur Yoshio Miyajima et du directeur artistique Shigemasa Toda. Entièrement tourné en studio, dans des hangars d’avions reconvertis en espaces scénographiques, le film tire son atmosphère unique de toiles peintes aux dimensions monumentales, reconstituant des paysages oniriques, des ciels zébrés de couleurs, des scènes de bataille et des forêts stylisées. Loin de tout naturalisme, cette esthétique convoque à la fois les traditions visuelles japonaises et un expressionnisme pictural aux accents presque surréalistes, où le rouge, le blanc et la transparence fonctionnent comme autant de signes symboliques. Présenté en 1965 au Festival de Cannes, où il reçoit le Prix du jury, Kwaïdan est aujourd’hui considéré comme l’une des œuvres phares du cinéma japonais. Une somme visuelle et sensorielle d’une densité inégalée, à découvrir pour la première fois dans sa sublime restauration 4K !
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Crédits
Avec Rentaro MIKUNI, Michiyo ARATAMA, Tatsuya NAKADAI, Keiko KISHI, Katsuo NAKAMURA, Tetsuro TANBA, Takashi SHIMURA, Kanemon NAKAMURA, Osamu TAKIZAWA, Haruko SUGIMURA
Direction de la photographie Yoshio MIYAJIMA
Direction artistique Shigemasa TODA
Musique Toru TAKEMITSU
Production Shigeru WAKATSUKI
Scénario Yoko MIZUKI d’après le recueil de Lafcadio HEARN (Yakumo KOIZUMI)
Réalisation Masaki KOBAYASHI -
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